Compteur de caractères Google Ads et Meta Ads : à quoi sert l’outil
Ce compteur de caractères Google Ads vérifie le nombre de caractères de chaque élément d’une annonce responsive sur le Réseau de Recherche (RSA) avant sa mise en ligne, et applique la même logique à la limite de caractères Meta Ads sur Facebook et Instagram. Vous tapez vos textes, l’outil compte en direct, signale les dépassements, les doublons et les tournures que les règles de rédaction de Google refusent, puis affiche un aperçu de l’annonce. Tout reste dans votre navigateur : vos textes sont gardés en local pour votre prochaine visite et ne partent sur aucun serveur.
Mode d’emploi en quatre étapes
- Choisissez l’onglet Google Ads (RSA) ou Meta Ads.
- Collez vos titres et descriptions. Chaque champ affiche son compteur, une barre de remplissage et le problème détecté, s’il y en a un.
- Côté Google, cliquez sur « Autre combinaison » pour voir vos titres assemblés dans un autre ordre, comme Google le fait d’une recherche à l’autre. Côté Meta, changez de placement pour voir où le texte principal se replie.
- Exportez avec « Copier tout » : les textes partent au format tabulé, avec les en-têtes de colonnes de Google Ads Editor, prêts à coller via Compte, Importer, puis Coller le texte (aide Google Ads Editor).
Nombre de caractères d’une annonce Google Ads : les limites officielles
Les limites viennent de la page d’aide Google À propos des annonces responsives sur le Réseau de Recherche. Vous fournissez une liste de titres et de descriptions, Google en assemble au moins un titre et une description à chaque affichage, et peut montrer jusqu’à trois titres en tête d’annonce.
| Élément | Limite par champ | Nombre par annonce |
|---|---|---|
| Titre | 30 caractères | 3 à 15 |
| Description | 90 caractères | 2 à 4 |
| Chemin d’URL à afficher | 15 caractères chacun | 0 à 2 |
Deux précisions tirées de la même page. Dans les langues à caractères à double largeur (chinois, japonais, coréen), chaque caractère compte double, et l’outil applique cette règle. Ensuite, respecter la limite ne garantit pas un affichage complet : Google prévient qu’un titre chargé de lettres larges comme le « m » peut déborder sur certains écrans. Les campagnes Performance Max gardent les mêmes plafonds pour les titres et descriptions, avec en plus un titre long de 90 caractères et un nom d’entreprise de 25 (le tableau complet est dans notre guide Performance Max).
Limite de caractères Meta Ads : une recommandation par placement
Meta fonctionne autrement. Les longueurs publiées dans son guide des publicités sont des recommandations d’affichage, et elles varient selon le placement. Au-delà, rien n’est refusé : le texte principal se replie derrière « Voir plus » et le titre se tronque.
| Placement (format image) | Texte principal | Titre | Description |
|---|---|---|---|
| Facebook Feed | 50 à 150 | 27 | non précisée |
| Instagram Feed | 125 | 40 | non précisée |
| Facebook Marketplace | 125 | 40 | 30 |
| Carrousel Facebook Feed | 80 | 20 | 18 |
L’aperçu de l’outil replie le texte principal au seuil recommandé du placement choisi, ou après trois lignes s’il contient des retours à la ligne. Sur un vrai téléphone, la coupure dépend aussi de la largeur de l’écran et de la police : prenez le seuil comme un plafond pour votre accroche, puis contrôlez le rendu dans l’aperçu du Gestionnaire de publicités.
Exemple pas à pas avec une boutique de linge de lit
Les textes pré-remplis décrivent une boutique fictive de linge de lit en lin : dix titres, trois descriptions, deux chemins. Quelques manipulations pour voir l’outil réagir :
- « Retours gratuits sous 30 jours » tombe pile à 30 caractères. La barre est pleine et le champ reste valide ; ajoutez un mot et il passe en erreur.
- Tapez « SOLDES SUR LE LIN !!! » dans un titre. L’outil relève à la fois les majuscules abusives et la ponctuation répétée, deux motifs de refus cités par Google.
- Recopiez le titre 1 dans un nouveau champ : le doublon est repéré. Un titre en double n’ajoute aucune combinaison et tombe sous la règle de répétition.
- Cliquez plusieurs fois sur « Autre combinaison ». Si deux titres associés parlent tous les deux de livraison, ou si l’assemblage donne une phrase bancale, réécrivez l’un des deux. Google le rappelle : chaque titre doit tenir seul et combiné aux autres.
Dans l’onglet Meta, le texte principal d’exemple dépasse le seuil de 125 caractères d’Instagram. L’aperçu montre que la garantie « 30 nuits » passe derrière « plus » : la correction consiste à remonter l’offre dans la première phrase, ou à couper le texte.
Les règles de rédaction qui font refuser une annonce Google
Le bon nombre de caractères ne suffit pas. Les règles de rédaction Google Ads refusent aussi :
- Les majuscules abusives. « FLEURS » et « FlEuRs » sont les exemples officiels. Codes promo, abréviations courantes, marques et noms de produits peuvent passer après une demande d’examen (règle Minuscules/Majuscules).
- La ponctuation répétée ou détournée. « fleurs !! », « fl@urs », « *fleurs* », « F.L.E.U.R.S ». Les emoji figurent parmi les caractères non valides (règle Ponctuation et symboles).
- Le point d’exclamation qui sert à attirer l’œil. Google le cite explicitement pour les liens annexes. Par prudence, l’outil le signale dans un titre.
- La répétition. Les règles visent les répétitions superflues de mots ou d’expressions, y compris d’un composant à l’autre dans un même groupe d’annonces. L’outil repère les doublons exacts et les titres repris mot pour mot dans un autre champ.
- Le numéro de téléphone dans le texte, et les espaces manquants ou en trop.
L’outil couvre ces cas courants, l’examen Google garde le dernier mot. Pour les refus qui viennent du site plutôt que du texte (« destination non fonctionnelle », balise introuvable), voyez notre article sur les erreurs Google Ads qui brûlent le budget.
Erreurs fréquentes sur la longueur des annonces
- Remplir chaque titre à 30 caractères par principe. Les titres s’affichent côte à côte : mélangez des formats courts (marque, offre) et plus longs (bénéfice détaillé), puis vérifiez l’assemblage dans l’aperçu.
- Écrire quinze variantes du même message. Google demande autant de titres uniques que possible. Répartissez-les entre produit, bénéfice, preuve, offre et appel à l’action.
- Tout épingler pour garder le contrôle. Google déconseille l’épinglage à la plupart des annonceurs parce qu’il réduit les combinaisons. L’analyse de Matthieu Tran-Van reprise dans notre article sur les erreurs Google Ads mesure un CPA hors marque presque doublé avec épinglage.
- Cacher l’offre derrière « Voir plus » sur Meta. La première phrase porte l’accroche, la suite développe. Notre guide des créatives Meta Ads qui convertissent détaille la structure hook, corps, appel à l’action.
- Oublier l’URL finale. Les chemins d’URL à afficher sont décoratifs ; c’est l’URL finale qui doit mener à la page qui tient la promesse du titre.
Et ensuite : suivre, budgéter, tester
Une fois l’annonce validée, trois réflexes avant la mise en ligne. Ajoutez des paramètres de suivi propres à vos URL avec le générateur d’UTM, pour retrouver dans GA4 les ventes de chaque annonce, surtout côté Meta. Estimez ensuite les clics et les ventes que votre budget peut acheter avec le simulateur de budget Google Ads. Enfin, laissez tourner plusieurs variantes et jugez chaque texte sur plusieurs semaines de diffusion.
Si vous préférez confier la rédaction et le pilotage, notre agence Google Ads commence chaque accompagnement par un audit du compte, annonces comprises.
